Mise en relation de parents privés de leur enfant

Pères, divorcés et privés de leurs enfants

janvier 13th, 2009 Posted in SOS Parents Japan

Journal LIBERATION, Monde 12 janv. 6h51

http://www.liberation.fr/monde/0101311066-peres-divorces-et-prives-de-leurs-enfants

Pères, divorcés et privés de leurs enfants

Japon. La législation de l’archipel favorise les mères. S’il y a séparation, l’époux n’a pas de droit de visite.

KAZO (préfecture de Saitama), envoyé spécial MICHEL TEMMAN

«Je veux juste voir Marie-Anne, juste lui parler. Ma fille est privée depuis cinq ans de tout contact avec sa seconde famille, autant qu’avec son second pays et sa seconde culture.» Ses cadeaux de Noël sous le bras, Jacques Colleau marche vers la maison où vit son unique enfant de 8 ans, depuis, dit-il, son «kidnapping brutal par sa mère, à l’été 2003». La villa est au bout d’une ruelle de Kazo, une petite ville cerclée de rizières, au nord de Tokyo. Là vit son ancienne épouse depuis qu’ils ont divorcé, il y a cinq ans. Comme un million de pères japonais et des milliers d’étrangers (dont une cinquantaine de Français), Jacques Colleau est privé de contact avec son enfant.

«Enfants démolis». Cet homme d’affaires de 50 ans a apporté de France un coffret de peinture, une cassette de dessin et un jeu de maquillage. Il espère voir sa fille, comme lors de chaque voyage. Jacques aperçoit Marie-Anne dans le jardin, qui part prévenir sa mère de sa venue dans la maison protégée par un système de sécurité. Le visage fermé, la mère apparaît et s’approche. Elle écoute son ex-époux la supplier de songer «à l’intérêt supérieur de [leur] fille.»fille Très vite, le grand-père hurle à sa fille d’appeler la police. La mère finit par prendre les cadeaux, mais refuse, comme à l’accoutumée, que l’enfant voit son père. Défait, Jacques Colleau s’en va. «C’est sa fille qui ne veut pas le voir. Quand son père vient, cela la dérange. Elle part pleurer dans sa chambre», soutiendra la mère, un peu plus tard, alors qu’une patrouille de police passera tout près, gyrophare allumé.

«Les enfants dans le cas de Marie-Anne sont démolis par la privation brutale d’un père aimant, autant que par l’aliénation de la mère dénigrant le parent absent, avance Colleau, également responsable de l’association française SOS Papa. Le syndrome de Stockholm fait que ces enfants prennent, à terme, le part i du kidnappeur !» Naoya Wada, avocat à Tokyo, précise : «Ce n’est pas un problème de nationalité, mais un casse-tête juridique. En cas de divorce, le droit de la famille japonais donne le plein pouvoir aux mères. En termes de droits, le père n’a plus guère de recours.»

Archaïsme.Le soutien psychologique aux parents divorcés est aussi sous le feu des critiques. «Au Japon, seule la mère nommée tutrice de l’enfant après enlèvement est généralement reçue après un divorce, en lieu et place des deux parents, par le psychologue qui va intervenir sur l’enfant déstabilisé par la perte brutale du père, c’est une absurdité», estime Akiko Ohnoghi, une psychothérapeute japonaise.

Or, estime Aurélia Mestre, une psychanalyste française spécialiste de la petite enfance, «des enfants privés d’un de leurs parents, de manière aussi brutale et définitive que le permet le système japonais, ne pourront développer leur identité de façon harmonieuse». L’archaïsme du droit japonais de la famille est largement en cause. «En cas de rapt parental, ajoute Colleau, les juges confient sans états d’âme la garde de l’enfant au parent kidnappeur jusqu’à sa majorité [20 ans au Japon, ndlr]. La justice nippone ne considère pas l’enlèvement d’enfants par un parent comme un crime. Quant au droit de visite, il n’est même pas inscrit dans le code civil du Japon, il n’existe pas et n’est donc pas applicable.» La conciliation signée en 2003 devant un juge japonais entre la mère et Jacques Colleau octroyait pourtant à celui-ci des droits de visite. Faute d’en bénéficier, il a engagé une procédure, actuellement en cassation, pour faire reconnaître la compétence juridique de la France dans ce dossier.

Dans l’archipel, 166 000 enfants, selon des chiffres officiels, sont chaque année privés d’un de leurs parents (de leur père, en général). A Tokyo, une vingtaine d’associations japonaises et étrangères, comme SOS Parents Japan, dénoncent, en matière de droit familial au Japon, un système judiciaire «digne d’une dictature de pays sous-développé».

  1. 3 Responses to “Pères, divorcés et privés de leurs enfants”

  2. By couvreur on sept 13, 2010

    Très favorable journée à chacun des participants de cette communauté ,

    Pour commencer , offrez-moi l’opportunité de vous montrer mon appréciation pour toutes les excellentes informations que j’ai trouvées sur cet agréable forum.

    Je ne suis pas sûr d’être au meilleur section mais je n’en ai pas trouvé de meilleur.

    Je viens de New westminster, us . J’ai 26 ans et j’éduque trois super enfants qui sont tous âgés entre 9 ou 13 ans (1 est adopté). J’aime beaucoup les animaux domestiques et je fais de mon mieux de leur présenter les concoctions qui leur rendent la vie plus diversifiée .

    Merci dors et déjà pour toutes les superbes discussions qui viendront et je vous remercie de votre compassion pour mon français moins que parfait: ma langue maternelle est le mandarin et je tempte d’apprendre mais c’est très difficile!

    Bye bye

    Zachary

  3. By Heartroxas on mar 14, 2011

    J’ai vu l’emission qui parlait de cette affaire j’ai été touché par ce papa et lui souhaite tout le courage du monde pour arriver a voir sa fille courage^^

  4. By PAULO LEITAO on avr 14, 2011

    URGENT: ON DEMANDE D´APPUYER UN ACTE DEVANT L´EMBASSADE D´ESPAGNE À LISBONNE, POUR PROTESTER CONTRE LES LOIS ESPAGNOLES CONTRE LES PÈRES ET LES ENFANTS.
    Vous pouvez adhérer comme association ou comme personne à la PLAINTE DE LISBONNE:

    http://denunciadelisboa.com/?lang=fr#goto

    Messieurs, chers amis:
    Le prochain samedi, le 16 avril 2.011, un groupe des citoyens portugais et espagnols, devant l´embassade d´Espagne à Lisbonne (Portugal), se manifestera pour protester pour la situation d´une petite fille portugaise qui habite en Espagne avec sa mère, la petite ALEXANDRA. Elle vient de célébrer son anniversaire. Elle a SEPT ANS.

    En Espagne, la simple denontiation d´une mère à un père permet de séparer les enfants de leurs pères.

    La situation des droits de l´homme, la situation de l´homme face aux femmes est terrible.

    On veut protester contre les lois contraires aux droits qu´il faut exiger á un pays democratique.

    Un homme a une peine différante pour le même delit qu´une femme.

    En Espagne, l´homme et la femme n´ont pas besoin de demander la permission à aucun tribunal pour cesser de vivre ensemble. Il ne faut pas manifester aucune cause, à partir du troisième mois de mariage, pour demander le divorce.

    L´Espagne est un banc de preuves d´une politique qui veut changer la société en déstruisant la famille, les rélations homme/femme, où les enfants sont “la propriété de la femme, de la mère”.

    On demande aux associations des pères de famille divorcés de France d´envoyer un message d´appui a ce père portugais: Mr. Paulo Leitao, à sa proposition contre les lois espagnoles, à sa proposition: PLAINTE DE LISBONNE.

    Il y a un groupe d´associations espagnoles et portugaises qui ont manifesté leur appui a cette remarquable action en Lisbonne contre des lois qu´il faut éliminer d´Europe.

    On veut denoncer le TRAITÉ DE LISBONNE. L´Espagne sera le premier pays denoncé.

    On demande d´être traité en Espagne avec toutes les garanties dans les tribunaux de justice, pour les hommes. La parole d´une femme est la condamation d´un homme. Les enfats sont separés de leurs pères.

    Maintenant il y a beaucoup de mariages et de couples de plusieurs pays d´Europe, qui habitent en Espagne. Ça peut arriver à beaucoup de Français en Espagne. Nos enfants sont sequestrés dans les CASAS DE ACOGIDA (des maisons pour femmes) sans être informé le tribunal de la ville.

    Un simple message des associations de pères de France aux collégues de Portugal sera le bienvenu. On peut aussi adhérer à la PLAINTE DE LISBONNE individuellement.

    On vous prie d´envoyer un message à:

    paulo.leitao@denunciadelisboa.com, associations.fr@denunciadelisboa.com

    Merci, merci à tous. Aujourd´hui pour le Portugal, demain pour le reste.

    Jésus AYALA, de la ASSOCIATION DES PÈRES DE FAMILLE SÉPARÉS DE BURGOS-A.P.F.S.-BURGOS (ESPAGNE).
    http://denunciadelisboa.com/?lang=fr#goto

Post a Comment